Julie Knibbe: « Comment j’ai quitté Microsoft, puis Deezer pour monter Marks »

Julie Knibbe: « Comment j’ai quitté Microsoft, puis Deezer pour monter Marks »

 

If you don’t risk anything, you risk even more. – Erica Jong

Ingénieur en informatique, j’ai commencé ma carrière chez Microsoft dans des postes marketing puis tech, en ayant pour mission de développer l’écosystème d’applications pour Windows et Windows Phone à l’époque des lancements en travaillant auprès des startups, développeurs, éditeurs et étudiants. J’ai rejoint ensuite l’équipe produit de Deezer, pour piloter la stratégie produit et définir la roadmap à moyen/long terme, qui correspondait bien à mon aspiration de toucher de plus près l’expérience utilisateur B2C. J’ai toujours voulu monter ma startup, et quand mon (futur) associé m’a parlé de son idée, c’était la bonne personne, le bon moment, le bon projet 🙂

 

► Peux-tu nous présenter Marks ?

Pour lancer Marks, nous sommes partis du postulat que la recommandation de restaurants pour sortir passe de plus en plus par les réseaux sociaux. 86% des campagnes marketing passent maintenant par des influenceurs, et le hashtag #foodporn réunit près de 130 000 000 de publications sur Instagram..

Notre application Marks se positionne comme le connecteur de cet écosystème de foodies. Notre équipe identifie les top influenceurs food des les plus grandes villes du monde, et notre algorithme analyse et répertorie toutes leurs adresses sur une carte interactive pour faire émerger les hot spots du moment. Nous sommes disponible pour l’instant à Paris, Lyon, Marseille, Londres, Berlin, Amsterdam, Lisbonne, Barcelone, Madrid et Dubai, et nous projetons d’ouvrir d’autres villes, notamment aux Etats-Unis. (Notre Community Manager vit à Seattle ;).

La heatmap Marks à Paris

A Paris, nous travaillons avec environ 50 influenceurs food. Parmi nos ambassadeurs et early adopters, on compte Julie Zwingelstein, journaliste pour Do It In Paris et Version Femina, Stéphanie Guillemette, chroniqueuse pour LeFooding, serial testeuse connue pour ses live stories sur Instagram qui permettent de voir ses retours en vidéo, Laura, blogueuse food et organisatrice des Insta Brunch Paris, ou encore Caroline Bitton, instagrammeuse food connue sous le nom de lalanguevivante.

Parmi nos principaux investisseurs, on compte Kima Ventures (Xavier Niel), Monster Capital (Daniel Marhely) ou encore Céline Lazorthes.

A tester ici : https://appsto.re/fr/yxmeeb.i

 

► Parlons un peu de technologie !

Notre application et la technologie derrière mise énormément sur l’analyse en temps réel des publications des top influenceurs food dans les restaurants, bars et cafés, pour générer des “heatmaps” pour chaque ville. Chaque semaine, les lieux les plus hot changent en fonction de l’analyse des publications. Nous investissons également en machine learning pour analyser les photos et les commentaires afin de faire remonter dans l’application ce qui est le plus pertinent pour chaque lieu proposé.

► Peux-tu nous parler de ton rôle dans ta startup ?

Je suis co-fondatrice / CPO. En résumé, je suis responsable de bout en bout de l’expérience utilisateur, du marketing avec la brand, l’acquisition et le CRM, jusqu’au produit (UI/UX). Nous sommes complémentaires avec mon associé David Quenet, qui est CEO/CTO, et qui gère toute l’infrastructure et les développements techniques.

► Question croustillante 🙂 Comment décrirais-tu tes associés ? 🙂

David est grand, brun, et barbu, et il a un chien qu’il emmène régulièrement au bureau 🙂 Parfois dans son monde comme tous les gens brillants, il a l’esprit pratique et pragmatique, qui fait qu’il est capable de concrétiser nos projets et trouver des solutions aux problématiques que l’on rencontre.

► Ton let motive :

Faire ce que j’aime : créer des produits, travailler en équipe et être sûre de bien manger quand je sors !

 

► Quelles sont tes plus grandes craintes face à l’entrepreneuriat ?

C’est ce que j’ai toujours voulu faire, donc je pense qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Si un projet échoue, j’en monterai un autre. Ma plus grande peur pour l’instant est de me retrouver dans une situation où je ne saurais pas quand arrêter un projet et passer à autre chose : être dans une zone grise où le produit fonctionne mais sans être ni un succès, ni un échec.

ITW  Marion Nougier.